FÉDÉRATION FRANÇAISE DU SPORT TRAVAILLISTE

Karaté

"Pratiquer le karate pour ne jamais avoir à l'utiliser".

Pour bien cerner cet art martial, il faut préciser que toutes les techniques qui sont étudiées peuvent causer des dégats irréparables si elles étaient réellement mises en application. dans un esprit budo.

Les maîtres disaient "Karate ni Sente Nashi". Cela signifie qu'en karaté, il n'y a pas de première attaque. Il n'est jamais pratiqué avec une volonté d'agression mais de défense et de protection.

Les techniques du karate Do ne doivent pas être la finalité de la formation du karateka, elles ne sont que le moyen pour accéder à autre chose. Cette autre chose est pour certains l'assurance, l'équilibre ou la tranquilité d'esprit...mais c'est pour tous, une condition physique renforcée et une volonté renouvelée à se dépasser à chaque entraînement, sur chaque technique.

Le karate moderne doit sa reconnaissance à Gichin Funakoshi et à l'enseignement qu'il reçu de ses deux maîtres, Itosu et Azato. Son fils, yoshitaka Funakoshi, poursuivit l'oeuvre de son père en développant de nouvelles techniques. La puissance physique de Yoshitaka était exceptionnelle. Son style très personnel est celui que plusieurs karatékas adopteront plus tard, dont Maître Taïji Kase pour le style Shotokan. Les arts martiaux d'Okinawa ont connu diverses influences. A travers elles, différentes écoles ont vu le jour comme le Goju Ryû (créé par Maître Chôjun Miyagi (1888-1953)), le Shito-Ryû (Kenwa Mabuni (1889-1952)), le Uechi Ryû (Maître Kanbun Uechi) et le Shôrin Ryû (Chôtoku Kiyan (1870-1945)). Au XXe siècle, sur la base de ces écoles traditionnelles, le karate Shotokan et Wado Ryu (Hironori Ôtsuka (1892-1982)) se développèrent.

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